
Parcours des 5 Lacs · Jour 3 sur 3
Égliseneuve
→ Super-Besse La montagne, l’orage et le calme retrouvé
Le dernier matin
Une journée à la tonalité particulière
Rien n’est vraiment nouveau, mais tout est différent. Le corps a trouvé son rythme, le sac paraît plus léger et les paysages semblent vouloir se souvenir de nous autant que nous d’eux.


Retrouver les hauteurs
Le paysage devient un compagnon de route
La montée progressive nous ramène vers les plateaux, puis vers les hauteurs du Sancy. Les forêts s’éclaircissent et les horizons reviennent.
Nous reconnaissons certaines lignes, certains reliefs, mais nous ne les regardons plus de la même façon. Après plusieurs jours de marche, le paysage n’est plus seulement un décor : il devient un compagnon de route.
Le passage vers les cinq lacs prend ici tout son sens. Ce n’est pas seulement une traversée, c’est une boucle mentale autant que géographique.

Le sac semble plus léger et le rythme plus naturel. Chaque lac rappelle les précédents comme des images qui se superposent.
La montagne bascule
L’orage de grêle éclate sur le plateau
Alors que l’itinéraire remonte avant d’atteindre le dernier lac, le ciel change rapidement. En quelques minutes, les pierres blanchissent, le vent se lève et les gouttes glacées frappent les vestes.
Ce passage exposé, sans véritable abri, devient l’un des moments forts de l’aventure. Il faut avancer avec prudence, attendre si nécessaire, puis reprendre le chemin lorsque la montagne retrouve son calme.

Quelques minutes dignes d’un film catastrophe… ou d’une excellente comédie
Pourquoi fallait-il que l’aubergiste raconte qu’un groupe avait fait demi-tour devant un orage et retrouvé, sur le chemin du retour, une vache foudroyée ? De quoi nourrir l’imagination de Véro lorsque le ciel s’est assombri.
Heureusement, David veillait au grain. Face à la grêle, il s’est transformé en bouclier humain pour protéger sa chérie. Les grêlons pouvaient bien lui laisser quelques souvenirs cuisants : l’essentiel était que Véro arrive saine et sauve.
Même sous les orages les plus mémorables, l’amour sait toujours faire sourire.

Après la tourmente
Le lac de Chauvet et le retour de la lumière
Presque comme une récompense, le lac de Chauvet apparaît. Le ciel s’ouvre à nouveau, les derniers nuages s’éloignent et le soleil revient doucement illuminer le paysage.
Le contraste est saisissant : quelques instants plus tôt, la montagne imposait sa force ; maintenant, elle offre un refuge de calme et de lumière.
La pause devient un moment suspendu. On s’arrête pour se sécher au soleil, reprendre des forces et profiter de cette accalmie. Comme si le Sancy offrait un dernier instant de sérénité avant le retour.

Les passerelles de bois
Après la violence de l’orage, ces petites traversées obligent à ralentir. Le bois craque sous les pas et permet de franchir les milieux humides sans les abîmer.
La boucle se referme
Super-Besse réapparaît
Sans transition brutale, la station revient dans le paysage. Son agitation estivale, ses voix et ses mouvements paraissent presque irréels après trois jours de lenteur, de silence et d’altitude.
Le retour à la patinoire, notre point de départ et d’arrivée, a quelque chose de symbolique. Le cercle se referme exactement là où il avait commencé.
Comme tout bon village gaulois, chaque voyage se termine par un bon repas.
- JR, le héros qui avale les kilomètres malgré une jambe douloureuse
- Luigi et ses remontadas
- Sandrine et Véro, nos limaçons préférés
- David, le coach de limaçons
- Cyrille, le roi de la boussole
Données du parcours
La trace de cette dernière journée
Retrouvez l’activité Strava du retour d’Égliseneuve-d’Entraigues vers Super-Besse.
Jour 3 · Activité complète
L’album du jour
Les dernières images de la boucle
Des hauteurs du Sancy à l’orage, du lac de Chauvet aux passerelles, découvrez tous les souvenirs de cette troisième journée.
